Impact ecologique

Impact ecologique

Les réserves contenues dans la contribution de la MRAE (Autorité Environnementale) à l’enquête publique (voir docs de référence) sont nombreuses et n’ont pas été prises en compte par la maitrise d’ouvrage régionale.
Il en va de même pour les réserves émises par de nombreuses autres instances consultatives citées dans les documents de référence : la CLE (Commission Locale de l’Eau), l’AFB (Agence Française de la Biodiversité), et le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature), Le rapport de l’IFREMER que nous avons synthétisé ci-dessous est absolument accablant.

Ce projet va à l’encontre des directives de la Stratégie Nationale de gestion du trait de côte qui préconisent de localiser vers l’arrière les installations industrielles dans le but d’assurer leur protection et qu’il va aussi à l’encontre de la Directive Cadre sur l’eau au niveau européen qui préconise la restauration des transits sédimentaires partout où c’est possible.

Comment nos élus régionaux ont-ils pu voter le lancement de ce projet, comment ont-ils pu mettre en risque un espace régional aussi précieux alors que leurs services connaissaient parfaitement l’inanité totale de son étude d’impact écologique ?
La transparence démocratique exige que lumière soit faite sur ce point. Et les insuffisances mises à jour exigent que soit décidé d’urgence un moratoire sur les travaux tant que des études d’impact écologiques dignes de ce nom n’auront pas été réalisées.

L’IFREMER pointe du doigt dans son rapport les lacunes des études préalables réalisées durant les travaux préparatoires à l’enquête publique (pages 2 et 3):

« Vis-à-vis de l’Eutrophisation : (…) quels flux de nutriments, d’azote, de phosphore, de matière organique vont être apportés en plus, par rapport à l’état actuel, à (…) cette lagune pendant les différentes étapes de ce projet ? Ces informations sont absentes du présent dossier. (…) Il n’est donc pas possible, à l’heure actuelle, sur la base de ces travaux, d’indiquer que le projet n’aura pas d’impact ou même un impact faible sur (…) l’eutrophisation de la lagune de Bages-Sigean. »

- IFREMER -
« Vis-à-vis de la contamination chimique : » L’IFREMER pointe tout d’abord que les données utilisées (de 2009) ne sont pas les plus récentes disponibles (celles de 2012 et de 2015) et conclut sur la pertinence des études qui lui ont été soumises :

« Rien ne prouve donc que cette contamination n’est pas de nature à « dégrader » le milieu côtier ou lagunaire, notamment compte tenu de la durée des travaux qui vont s’étaler sur plusieurs années, et compte tenu qu’aucune mesure d’évitement n’est envisagée pour limiter le risque de transferts vers la lagune de ces contaminants lors des travaux de dragage. »

- IFREMER -
Risque de toxicité pour l’environnement marin : L’IFREMER pointe (page 5) qu’aucun test de toxicité globale de ces sédiments sur une espèce marine ou lagunaire pertinente n’a été effectué lors de ces études préalables et il conclut :

« De ce fait, le caractère toxique pour l’environnement marin de l’immersion de ces sédiments ne peut être écarté a priori ».

- IFREMER -
Analyse d’impact sur les « échanges Mer / Lagune de Bages-Sigean » L’IFREMER pointe (page 5) les insuffisances du modèle hydrosédimentaire utilisé par les études préalables :
« Un modèle hydrosédimentaire a été développé pour évaluer l’impact de l’extension du port de Port la Nouvelle sur i) : les échanges d’eau entre la lagune de Bages-Sigean et la mer et ii) : la dispersion des panaches turbides dans la lagune lors des dragages. A l’issue de la phase de calage du modèle, la capacité du modèle hydrodynamique à reproduire les échanges Mer/ Lagune n’est (…) pas démontrée. En outre, les variables de sortie du modèle retenues pour quantifier les modifications induites par l’extension du port (…) sont insuffisantes et pas suffisamment décrites. »
- IFREMER -

Quelques rappels concernant les dragages:

– Aucun sable ne devrait être utilisé comme remblai, c’est une denrée trop précieuse surtout vu le contexte érosif et, à ce jour, il est prévu d’en utiliser 2,5 Mm3

– Le sable restant (8Mm3) pourrait servir à des rechargements pour tout le littoral régional comme indiqué. Mais il est faux de dire que ce serait une solution satisfaisante à moyen terme, l’étude réalisée dans le plan de gestion des sédiments du Languedoc-Roussillon réalisé par l’Université de Perpignan estime ces besoins à plusieurs dizaines de Mm3.

– Le sédiment dragué montre clairement un mélange entre des sables et des argiles et cela réduit d’autant ce qui pourra être utilisé pour des rechargements de plage. Contrairement à ce qui est dit dans le dossier, il est extrêmement difficile et couteux de les séparer. Le risque est que cette séparation ne soit jamais faite et que la totalité du sédiment brut soit clapé au large et jamais réutilisé.

Au sujet de l’impact des dragages sur les échanges mer / lagune

Sa conclusion (page 9) sur la qualité des études menées par le maitre d’ouvrage en phase d’étude préalable est donc sans appel:

 

« Les informations fournies dans l’étude d’impact ne sont pas suffisantes pour entériner les conclusions relatives à l’impact de l’aménagement sur i) : les échanges entre les lacunes de Bages-Sigean et la mer ; ii) :la qualité de l’eau.

En effet, le modèle hydrodynamique ne fournit pas une représentation acceptable de la réalité des échanges mer /lagune (…) il ne peut pas, en l’état, être considéré comme opérationnel pour réaliser une étude d’impact sur les échanges mer / lagune. »

De même en ce qui concerne la modélisation des « panaches turbides » pendant les travaux de dragage :

« les informations fournies dans l’étude d’impact ne sont pas suffisantes pour entériner les conclusions relatives à l’impact des travaux de dragage sur l’évolution des panaches turbides dans la lagune de Bages-Sigean »

 

Contradiction avec le schéma d’aménagement des eaux ( SAGE)

De son côté, le schéma d’aménagement des eaux, piloté par l’Agence de l’eau Rhône, Méditerranée, Corse, spécifie clairement, dans son chapitre relatif à l’objectif :

« Renforcer les actions visant à la qualité des milieux aquatique » :

« des interventions ponctuelles, temporaires et toujours exceptionnelles pourront être autorisées, sous réserve de répondre à l’objectif de continuité écologique, hydraulique et sédimentaire entre les étangs et la mer. »

Qui oserait prétendre que déporter en mer, au moyen des digues de plusieurs centaines de mètres, l’entrée du grau de communication entre lagunes et espace maritime constitue une intervention ponctuelle et temporaire ?

 

Nécessité d’avis d’expert complémentaires :

L’IFREMER pointe enfin la nécessité de demander des avis d’experts qui ne sont pas dans son domaine de compétences mais qui lui semblent indispensables :

« – Impact des dragages, immersion et exploitation du nouveau port sur le vivant et en particulier sur l’ichtiofaune (les poissons)

– la dynamique sédimentaire côtière (…) à proximité des graus naturels des lagunes de La palme et de l’Ayrolle, (…) et le devenir des sédiments de la zone de clapage provisoire.

2.2 / Impacts de la construction des digues

Les principaux travaux en phase 1 seront la construction d’environ 3  km de digues. La digue Nord, la plus importante, perpendiculaire à la côte de 2,3 km de longueur et la digue Sud de 600 m de long en prolongation oblique de la jetée actuelle de notre emblématique « Phare Rouge ». La construction de ces jetées va exiger l’extraction et le transport de 4.110.000 tonnes de matériaux de carrière.

Et les études préalables ne précisent pas la provenance des matériaux de carrière, n’évaluent ni les km parcourus, ni la quantité de CO2 émise lors du cycle d’extraction, de transport et de mise en œuvre de ces matériaux.

Impact de la construction des digues sur les plages et le trait de côte.

Dans le débat public il était dit qu’avec  les nouvelles jetées « les plages ne seront plus érodées ». Cette affirmation totalement erronée a été revue dans le dossier d’enquête publique avec une étude hydro-sédimentaire détaillée. Cette étude aurait dû logiquement être soumise au débat public car l’impact du port sur la dynamique sédimentaire sableuse sera très important, surtout au nord du port.

– Le nouveau discours est donc de dire qu’il y aura bien une érosion du trait de côte au nord et au sud du port, que le nouveau projet augmentera cette érosion significativement, que l’enjeu est fort, notamment au nord du port : -30 m de recul en configuration actuelle et -50 m en 2030 avec le nouveau projet.  Au sud du port, le recul sera de -0,5m par an dans tous les cas. Quand on note ces valeurs alarmantes, on se demande pourquoi ne pas agir pour  essayer de les réduire plutôt de que créer un ouvrage qui va les aggraver.

– Les mesures des bilans sédimentaires depuis 1895 sont beaucoup plus négatives que celles données par le modèle mis en avant par la maitrise d’ouvrage. En conséquence, les impacts au nord du port pourraient être importants et non faibles comme annoncés par cette dernière. Idem pour la dispersion des argiles.

De plus, le modèle n’est pas utilisé sur le scénario de la tempête de 1997 mais celle mesurée en 2013 qui présente un mètre de moins de hauteur de houle. On note que les échanges avec l’étang seraient réduits par le nouvel aménagement et que les forts courants vont ensabler la sortie du port. Une partie des argiles pourraient être plaquées au littoral et même rentrer dans le grau de la Vieille Nouvelle.

 

2.3 / Impact des travaux de dragage lors du chantier, puis en exploitation courante

Le chantier déplacera environ 10 millions de m3 de sédiments il entrainera, des niveaux considérables de turbidité et de pollution des eaux. Il mettra en danger la pêche côtière ainsi que celle des étangs et détruira les centaines d’hectares de fonds marins sur lesquels seront déversés les sédiments dragués dans l’enceinte portuaire.

En exploitation courante, les travaux de dragage continueront pour évacuer les sédiments qui s’accumuleront dans le « sas » de l’enceinte portuaire, tout particulièrement lors des épisodes méditerranéens qui seront de plus en plus fréquents dans les années à venir.

Synthèse et conclusion.

Les réserves contenues dans la contribution de la MRAE (Autorité Environnementale) à l’enquête publique (voir docs de référence) sont nombreuses et n’ont pas été prises en compte par la maitrise d’ouvrage régionale.

Il en va de même pour les réserves émises  par de nombreuses autres instances consultatives citées dans les documents de référence : la CLE (Commission Locale de l’Eau), l’AFB (Agence Française de la Biodiversité), et le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature),

 

Le rapport de l’IFREMER que nous avons synthétisé ci-dessus est absolument accablant.

Comment nos élus régionaux ont-ils pu voter le lancement de ce projet, comment ont-ils pu mettre en risque un espace régional aussi précieux alors que leurs services connaissaient parfaitement l’inanité totale de son étude d’impact écologique ?

 

La transparence démocratique exige que lumière soit faite sur ce point.

Et les insuffisances mises à jour exigent que soit décidé d’urgence un moratoire sur les travaux tant que des études d’impact écologiques dignes de ce nom n’auront pas été réalisées.

Question à nos élus:
  • Etiez-vous informés, avant votre prise de décision, du rapport de l’IFREMER de mai 2017 ?
  • Quelle sera la provenance des matériaux de carrière nécessaire à la construction ?
  • Quels sont les moyens de transport prévus, les nombres de « rotation » de camions ?
  • Quel sera le bilan carbone consolidé induit par le chantier et en particulier par la construction des digues?
L’IFREMER pointe du doigt dans son rapport les lacunes des études préalables réalisées durant les travaux préparatoires à l’enquête publique (pages 2 et 3):
« Vis-à-vis de l’Eutrophisation : (…) quels flux de nutriments, d’azote, de phosphore, de matière organique vont être apportés en plus, par rapport à l’état actuel, à (…) cette lagune pendant les différentes étapes de ce projet ? Ces informations sont absentes du présent dossier. (…) Il n’est donc pas possible, à l’heure actuelle, sur la base de ces travaux, d’indiquer que le projet n’aura pas d’impact ou même un impact faible sur (…) l’eutrophisation de la lagune de Bages-Sigean. »
IFREMER
Designer
« Vis-à-vis de la contamination chimique : » L’IFREMER pointe tout d’abord que les données utilisées (de 2009) ne sont pas les plus récentes disponibles (celles de 2012 et de 2015) et conclut sur la pertinence des études qui lui ont été soumises :
« Rien ne prouve donc que cette contamination n’est pas de nature à « dégrader » le milieu côtier ou lagunaire, notamment compte tenu de la durée des travaux qui vont s’étaler sur plusieurs années, et compte tenu qu’aucune mesure d’évitement n’est envisagée pour limiter le risque de transferts vers la lagune de ces contaminants lors des travaux de dragage. »
IFREMER
Designer

2.2 / Impacts de la construction des digues

Les principaux travaux en phase 1 seront la construction d’environ 3  km de digues. La digue Nord, la plus importante, perpendiculaire à la côte de 2,3 km de longueur et la digue Sud de 600 m de long en prolongation oblique de la jetée actuelle de notre emblématique « Phare Rouge ». La construction de ces jetées va exiger l’extraction et le transport de 4.110.000 tonnes de matériaux de carrière.

Et les études préalables ne précisent pas la provenance des matériaux de carrière, n’évaluent ni les km parcourus, ni la quantité de CO2 émise lors du cycle d’extraction, de transport et de mise en œuvre de ces matériaux.

 

Impact de la construction des digues sur les plages et le trait de côte.

Dans le débat public il était dit qu’avec  les nouvelles jetées « les plages ne seront plus érodées ». Cette affirmation totalement erronée a été revue dans le dossier d’enquête publique avec une étude hydro-sédimentaire détaillée. Cette étude aurait dû logiquement être soumise au débat public car l’impact du port sur la dynamique sédimentaire sableuse sera très important, surtout au nord du port.

– Le nouveau discours est donc de dire qu’il y aura bien une érosion du trait de côte au nord et au sud du port, que le nouveau projet augmentera cette érosion significativement, que l’enjeu est fort, notamment au nord du port : -30 m de recul en configuration actuelle et -50 m en 2030 avec le nouveau projet.  Au sud du port, le recul sera de -0,5m par an dans tous les cas. Quand on note ces valeurs alarmantes, on se demande pourquoi ne pas agir pour  essayer de les réduire plutôt de que créer un ouvrage qui va les aggraver.

– Les mesures des bilans sédimentaires depuis 1895 sont beaucoup plus négatives que celles données par le modèle mis en avant par la maitrise d’ouvrage. En conséquence, les impacts au nord du port pourraient être importants et non faibles comme annoncés par cette dernière. Idem pour la dispersion des argiles.

De plus, le modèle n’est pas utilisé sur le scénario de la tempête de 1997 mais celle mesurée en 2013 qui présente un mètre de moins de hauteur de houle. On note que les échanges avec l’étang seraient réduits par le nouvel aménagement et que les forts courants vont ensabler la sortie du port. Une partie des argiles pourraient être plaquées au littoral et même rentrer dans le grau de la Vieille Nouvelle.

 

2.3 / Impact des travaux de dragage lors du chantier, puis en exploitation courante

Le chantier déplacera environ 10 millions de m3 de sédiments il entrainera, des niveaux considérables de turbidité et de pollution des eaux. Il mettra en danger la pêche côtière ainsi que celle des étangs et détruira les centaines d’hectares de fonds marins sur lesquels seront déversés les sédiments dragués dans l’enceinte portuaire.

En exploitation courante, les travaux de dragage continueront pour évacuer les sédiments qui s’accumuleront dans le « sas » de l’enceinte portuaire, tout particulièrement lors des épisodes méditerranéens qui seront de plus en plus fréquents dans les années à venir.

 

 

2.4 /  Synthèse et conclusion.

Les réserves contenues dans la contribution de la MRAE (Autorité Environnementale) à l’enquête publique (voir docs de référence) sont nombreuses et n’ont pas été prises en compte par la maitrise d’ouvrage régionale.

Il en va de même pour les réserves émises  par de nombreuses autres instances consultatives citées dans les documents de référence : la CLE (Commission Locale de l’Eau), l’AFB (Agence Française de la Biodiversité), et le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature),

 

Le rapport de l’IFREMER que nous avons synthétisé ci-dessus est absolument accablant.

 

Comment nos élus régionaux ont-ils pu voter le lancement de ce projet, comment ont-ils pu mettre en risque un espace régional aussi précieux alors que leurs services connaissaient parfaitement l’inanité totale de son étude d’impact écologique ?

 

La transparence démocratique exige que lumière soit faite sur ce point.

Et les insuffisances mises à jour exigent que soit décidé d’urgence un moratoire sur les travaux tant que des études d’impact écologiques dignes de ce nom n’auront pas été réalisées.

 

 

 

 

Quelques rappels concernant les dragages :

– Aucun sable ne devrait être utilisé comme remblai, c’est une denrée trop précieuse surtout vu le contexte érosif et, à ce jour, il est prévu d’en utiliser 2,5 Mm3

– Le sable restant (8Mm3) pourrait servir à des rechargements pour tout le littoral régional comme indiqué. Mais il est faux de dire que ce serait une solution satisfaisante à moyen terme, l’étude réalisée dans le plan de gestion des sédiments du Languedoc-Roussillon réalisé par l’Université de Perpignan estime ces besoins à plusieurs dizaines de Mm3.

– Le sédiment dragué montre clairement un mélange entre des sables et des argiles et cela réduit d’autant ce qui pourra être utilisé pour des rechargements de plage. Contrairement à ce qui est dit dans le dossier, il est extrêmement difficile et couteux de les séparer. Le risque est que cette séparation ne soit jamais faite et que la totalité du sédiment brut soit clapé au large et jamais réutilisé.

 

Au sujet de l’impact des dragages sur les échanges mer / lagune

 

 

 

Risque de toxicité pour l’environnement marin :

L’IFREMER pointe (page 5) qu’aucun test de toxicité globale de ces sédiments sur une espèce marine ou lagunaire pertinente n’a été effectué lors de ces études préalables et il conclut : « De ce fait, le caractère toxique pour l’environnement marin de l’immersion de ces sédiments ne peut être écarté a priori ».

 

Analyse d’impact sur les « échanges Mer / Lagune de Bages-Sigean »

L’IFREMER pointe (page 5) les insuffisances du modèle hydrosédimentaire utilisé par les études préalables :

« Un modèle hydrosédimentaire a été développé pour évaluer l’impact de l’extension du port de Port la Nouvelle sur i) : les échanges d’eau entre la lagune de Bages-Sigean et la mer et ii) : la dispersion des panaches turbides dans la lagune lors des dragages. A l’issue de la phase de calage du modèle, la capacité du modèle hydrodynamique à reproduire les échanges Mer/ Lagune n’est (…) pas démontrée.

En outre, les variables de sortie du modèle retenues pour quantifier les modifications induites par l’extension du port (…) sont insuffisantes et pas suffisamment décrites. »

 

Sa conclusion (page 9) sur la qualité des études menées par le maitre d’ouvrage en phase d’étude préalable est donc sans appel :

« Les informations fournies dans l’étude d’impact ne sont pas suffisantes pour entériner les conclusions relatives à l’impact de l’aménagement sur i) : les échanges entre les lacunes de Bages-Sigean et la mer ; ii) :la qualité de l’eau.

En effet, le modèle hydrodynamique ne fournit pas une représentation acceptable de la réalité des échanges mer /lagune (…) il ne peut pas, en l’état, être considéré comme opérationnel pour réaliser une étude d’impact sur les échanges mer / lagune. »

 

De même en ce qui concerne la modélisation des « panaches turbides » pendant les travaux de dragage :

« les informations fournies dans l’étude d’impact ne sont pas suffisantes pour entériner les conclusions relatives à l’impact des travaux de dragage sur l’évolution des panaches turbides dans la lagune de Bages-Sigean »

 

 

 

Contradiction avec le schéma d’aménagement des eaux ( SAGE)

De son côté, le schéma d’aménagement des eaux, piloté par l’Agence de l’eau Rhône, Méditerranée, Corse, spécifie clairement, dans son chapitre relatif à l’objectif :

« Renforcer les actions visant à la qualité des milieux aquatique » :

« des interventions ponctuelles, temporaires et toujours exceptionnelles pourront être autorisées, sous réserve de répondre à l’objectif de continuité écologique, hydraulique et sédimentaire entre les étangs et la mer. »

Qui oserait prétendre que déporter en mer, au moyen des digues de plusieurs centaines de mètres, l’entrée du grau de communication entre lagunes et espace maritime constitue une intervention ponctuelle et temporaire ?

 

Nécessité d’avis d’expert complémentaires :

L’IFREMER pointe enfin la nécessité de demander des avis d’experts qui ne sont pas dans son domaine de compétences mais qui lui semblent indispensables :

« – Impact des dragages, immersion et exploitation du nouveau port sur le vivant et en particulier sur l’ichtiofaune (les poissons)

– la dynamique sédimentaire côtière (…) à proximité des graus naturels des lagunes de La palme et de l’Ayrolle, (…) et le devenir des sédiments de la zone de clapage provisoire.

 

 

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Question à nos élus :
Etiez-vous informés, avant votre prise de décision, du rapport de l’IFREMER de mai 2017 ?
Quelle sera la provenance des matériaux de carrière nécessaire à la construction ?
Quels sont les moyens de transport prévus, les nombres de « rotation » de camions ?
Quel sera le bilan carbone consolidé induit par le chantier et en particulier par la construction des digues ?